L'Alssace du 04/09/2026

Fermé depuis 2017, le refuge de la Basse Bers devrait rouvrir ses portes l’an prochain dans la vallée de la Doller. Une renaissance pour ce site remarquable, fruit d’un combat mené par une association d’amoureux de la montagne.

Fermé depuis 2017, le refuge de la Basse Bers devrait rouvrir ses portes l’an prochain dans la vallée de la Doller. Une renaissance pour ce site remarquable, fruit d’un combat mené par une association d’amoureux de la montagne.

Perché sur les hauteurs de Rimbach-près-Masevaux, sur le chemin du Lac des perches, le refuge de la Untere Bers (ou Basse Bers) était en sommeil depuis 2017, lorsque l’ancienne municipalité avait décidé de ne pas renouveler le bail locatif dont jouissait, depuis 1963, l’association mulhousienne des Scouts de France.

L’affaire avait fait grand bruit à l’époque , les amoureux de ce site remarquable ne comprenant pas une décision motivée, selon la municipalité de l’époque, par des raisons de normes et de sécurité. Une pétition d’un côté et un référendum local de l’autre n’avaient pas permis de trouver un terrain d’entente.

La nouvelle équipe municipale, issue des urnes en mars dernier, a choisi de tourner la page de ce vieux dossier en signant le 31 août un commodat avec l’association de la Untere Bers, formée en 2007, et qui n’a cessé de se battre pour faire rouvrir le refuge. « Pour nous, la Untere Bers représente un atout touristique indéniable », souligne le maire, Frédéric Iltis. « Nous avons en plus la chance d’avoir une équipe motivée pour se charger des travaux et faire vivre le site, alors pourquoi se priver ? ».

Les travaux de réfection, dont le coût est évalué à 30 000 €, devraient commencer en octobre, et durer un an. La capacité d’accueil du bâtiment sera ramenée de 35 à 29 personnes avec la fermeture du dortoir à l’étage. Le refuge enregistrait autrefois près de 1 200 nuitées par an, un âge d’or dont se souvient avec émotion le président de l’association Untere Bers, Francis Jamm : « Ce refuge, c’est l’endroit où l’on se sent le plus chez nous. »